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 N'achetez jamais en animalerie

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Mirtille



Féminin
Nombre de messages : 11636
Age : 25
Localisation : Toul
Date d'inscription : 09/09/2006

MessageSujet: N'achetez jamais en animalerie   Lun 20 Aoû 2007 - 19:16

Plutot que de mettre un texte explicatif, j'ai préféré vous donner une petite histoire, avec à la fin une vidéo et un lien. Bien que l'histoire traite le sujet du chien, c'est tout aussi valable pour les chats, les lapins, les rats et autres animaux vendus.

Animalerie

Je suis une petite chienne de moins de 2 mois.
je suis la petite soeur de 10 chiots.
Mon papa était très célèbre. J'ai beaucoup de demi-frères et sœurs.
Ma maman aussi était très célèbre.
Quand elle est devenue célèbre, elle n'a eu que des chiots.
Fini les mains caressantes, fini les excursions ... seulement encore plus de chiots.
Elle est toujours triste quand ils la quittent.


Aujourd'hui, j'ai quitté ma maison.
Je ne voulais pas partir,
donc je me suis cachée derrière ma maman et mes trois compagnons de nichée qui restaient.
Ils disaient qu'un certain jour moi aussi je deviendrais célèbre.
Je me demande, est-ce que célèbre veut dire la même chose que plaisir et bon temps ?
Donc tu me soulevais et m'emportais, bien que tu étais consciente que je me cachais pour toi.
Je crois que tu ne m'aimais pas non plus.

Ma nouvelle demeure est très éloignée. J'ai très peur.
Mon petit cœur me disait "sois courageuse" ... comme mes ancêtres.
Est-ce qu'il y avait une bonne maison ?

J'ai faim, je ne peux pas trop manger, c'est mauvais pour mon ossature.
Je ne peux pas mordre ni grogner quand les enfants me tourmentent.
Je cours seule et m'imagine que je cours
dans une prairie verte avec des papillons, des oiseaux et des coccinelles.
Je ne comprends pas pourquoi ils me battent.
Je suis tranquille, mais l'homme frappe et crie des gros mots.
La dame ne me donne pas la bonne nourriture comme chez ma maman.
Elle jette simplement de la nourriture sèche par terre, se retourne et disparaît avant que j'ai le temps pour une caresse ou un autre contact.
Parfois ma nourriture sent mauvais, mais je la mange quand même.

Aujourd'hui, j'ai mis au monde dix chiots. Ils sont tellement jolis.
Suis-je célèbre maintenant ?
Je voudrais bien jouer avec eux, mais ils sont tellement petits.
Je suis encore tellement jeune et folâtre que
c'est difficile pour moi de seulement soigner mes petits et rien d'autre.
Ils pleurent maintenant. J'ai tellement faim.
Je souhaite que quelqu'un me jette quelque nourriture.
J'ai également très soif. Maintenant je n'ai plus que huit chiots.
Deux sont décédés pendant la nuit, je ne parvenais plus à les réchauffer.
Nous sommes tous très faibles.

Aujourd'hui on est venu nous chercher, c'était trop de travail pour nous nourrir.
Quelqu'un m'a enlevé mes chiots. Ils pleuraient.
Ils ont été mis dans un camion avec des cages.
Mes chiots sont-ils célèbres maintenant ?
Je l'espère car ils me manquent. Ils sont partis.

Ca sent l'urine ici, la peur et la maladie. Pourquoi suis-je ici ?
J'étais belle comme mes aïeux.
Maintenant, je suis affamée, sale, j'ai du mal et on ne veut pas de moi.
Ce qui est encore le pire de tout, c'est de ne pas être désirée.
Personne ne venait, bien que j'essayais d'être sage et agréable.

Aujourd'hui, quelqu'un est venu.
Ils m'ont noué une corde autour du cou et
m'ont emmenée dans une chambre où tout était propre avec une table brillante.
Quelqu'un me prenait et me caressait. Ca me faisait tellement de bien !
Je devenais fatiguée et j'ai regardé la dernière personne qui se souciait de moi
quand je m'endormais. Maintenant je suis célèbre.

Aujourd'hui, il y avait quelqu'un qui m'aimait !
Je ne me souviens plus beaucoup de l'endroit où je suis née.
C'était très petit et sombre et les gens ne jouaient jamais avec nous.
Je me souviens de maman et de son doux pelage,
mais elle était souvent malade et très maigre.
Elle n'avait presque pas de lait pour moi et mes frères et sœurs.
Je me souviens que beaucoup d'eux décédaient, ils me manquent tellement.
Je me rappelle bien le jour où j'ai été enlevée de chez ma maman.
J'étais tellement triste et effrayée, mes dents de lait commençaient à percer et
j'aurais dû rester chez ma maman.
Mais elle était si malade et les gens continuaient à dire qu'ils n'avaient pas d'argent et
qu'ils en avaient marre de la "pagaille" que faisaient ma sœur et moi.
Donc nous étions mises en cage et transportées ailleurs. Seulement nous deux.
Nous nous sommes serrées tout près l'une de l'autre et avions peur,
mais encore une fois, pas de mains humaines pour nous caresser et nous aimer.
Tant d'endroits et de bruits différents !

Nous sommes dans un magasin où il y a beaucoup d'autres animaux.
Certains hurlent, d'autres gémissent !
Ma sœur et moi sommes enfermées dans une petite cage,
j'entends d'autres chiots. Je vois des gens qui me regardent.
J'adore les petits enfants, ils me semblent tellement gentils et amusants.
Comme ils aimeraient jouer avec moi !

Toute la journée, nous restons enfermées dans notre cage étroite,
parfois des gens frappent sur la fenêtre et nous effrayent,
parfois on nous sort pour être présentées aux gens.
Certains sont gentils, d'autres nous font mal.
Nous entendons toujours : "Oh, comme elles sont gentilles ! ", "J'en veux une !",
mais on ne nous emmène pas.

Ma petite sœur est décédée cette nuit quand il faisait noir dans le magasin.
J'ai mis ma tête sur son doux pelage et je sentais la vie s'échapper de son petit corps tout mince.
J'avais entendu dire qu'elle était malade et
que je pouvais être vendue avec "réduction" pour que je sorte vite du magasin.
Je crois que mes gémissements étaient les seuls signes de deuil
quand son petit corps a été enlevé de la cage pour être jeté.

Aujourd'hui une famille est venue et ils m'ont achetée !
Quel jour heureux ! C'est une famille gentille, ils me voulaient vraiment !
Ils ont acheté un plat et de la nourriture et la petite fille me serrait dans les bras.
Je l'aime tellement. Papa et maman disent que je suis un chiot adorable !
Ils m'ont appelé "Ange". J'ai donné des petits bécots à mes nouveaux amis.

La famille me soigne bien, ils sont gentils, doux et tendres.
Ils m'apprennent doucement et avec beaucoup de patience
ce que je peux faire et ce qui est défendu,
ils me donnent de la nourriture adorable et beaucoup d'amour !
La seule chose que je veux c'est leur faire plaisir.
J'aime beaucoup la petite fille et j'adore jouer et courir avec elle.

Aujourd'hui, nous sommes allés chez le vétérinaire.
C'est un endroit peu agréable et j'avais très peur.
On m'a donné quelques piqûres, mais ma meilleure copine,
la petite fille, me tenait si tendrement et m'assurait que tout allait bien,
donc je me suis calmée.

Le vétérinaire a dû dire des mots tristes à ma famille
car ils avaient le regard sombre.
J'entendais le vétérinaire dire des choses comme ... "il y a un problème au cœur" et ...
"c'est à cause des gens qui élèvent sans réfléchir et sans se soucier de la santé des animaux".

Je ne sais pas ce que cela signifie
mais ça m'attriste de voir ma famille tellement malheureuse,
mais elle continue malgré cela à m'aimer, et je dois dire que cela est réciproque.
J'ai six mois maintenant, d'autres chiots de mon âge sont très robustes et brusques,
j'aimerais être comme eux. Mais il y a toujours cette douleur qui me fait mal
pour courir et jouer avec ma petite fille bien aimée.
J'ai des difficultés à respirer. Je fais de mon mieux pour être un chiot bien fort mais c'est difficile.
Ca me fait mal au cœur de voir ma petite fille tellement triste et
d'entendre dire papa et maman ... "peut-être que son heure est arrivée ?".
J'ai déjà été plusieurs fois chez le vétérinaire et les nouvelles ne sont jamais bonnes.
Ils parlent toujours de malformations congénitales.
Moi, je ne veux que sentir les rayons du soleil, courir, jouer et
faire des câlins a ma famille.

La nuit passée était la plus dure, la douleur devient de plus en plus atroce.
Je sais à peine me lever pour boire.
On m'a mise dans la voiture ... pour la dernière fois.
Tout le monde a du chagrin et je ne comprends pas pourquoi.

Ai-je été désobéissante ? J'essaie d'être sage et gentille.
Qu'ai-je fait de mal ? Oh, si seulement cette douleur pouvait disparaître !
Si je pouvais faire disparaître les larmes de la petite fille.
J'essaie de m'étendre pour lécher sa petite main, mais je ne peux que hurler de douleur.

La table chez le vétérinaire est froide. J'ai tellement peur.
Les gens me font tous des caresses, ils pleurent et
je sens leurs larmes sur mon doux pelage.
Je sens leur amour et leur chagrin.
Je lèche doucement leurs mains,
même le vétérinaire ne semble pas être désagréable aujourd'hui.
Il est tendre et je sens un soulagement de mes douleurs.
La petite fille me tient doucement et je la remercie pour tout son amour.
Je sens une petite piqûre dans ma patte avant,
la douleur s'en va et je sens la paix qui m'envahit.
Je lèche doucement ces mains.
Ma vue devient trouble et comme dans un rêve,
je vois ma maman et mes frères et soeurs, dans le lointain, dans un espace vert.
Ils me disent que là, il n'y a pas de douleur, seulement paix et bonheur.
Je dis adieu à ma famille à la seule façon que je connais,
en agitant légèrement ma queue et en poussant doucement avec mon nez.
J'avais espéré de pouvoir passer avec eux beaucoup, beaucoup d'années,
mais le sort en a décidé autrement.

"Voyez vous", disait le vétérinaire, "les chiots vendus
dans les animaleries ne viennent pas d'éleveurs ayant le sens des responsabilités".
La douleur s'est arrêtée maintenant et
je sais que ça prendra des années avant que je ne revoie ma famille bien aimée.
Si seulement, cela avait été autrement ...

L'histoire de Lola http://fr.youtube.com/watch?v=alghI4dweZ
lien : http://www.animaleries.fr.st

Maintenant vous savez ...
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Mirtille



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MessageSujet: Re: N'achetez jamais en animalerie   Mar 15 Jan 2008 - 18:40

un second texte

Je suis prisonnière de cette cage depuis aussi loin que je me souvienne... Pourtant il y a quelques heures, entre bonheur et désolation, j'ai donné naissance à mes huit petits entre la chaudière rouillée qui contient de l'eau gelée, souillée et les excréments que j'ai laissé quelques jours auparavant sur le grillage où mes nouveaux-nés sont tombés lorsque mon ventre les a, malgré lui, libérés de mon amour pour les plonger dans cette nuit, ce froid, cette solitude...

Ils sont déjà orphelins de père car j'ai vu son corps rigide et inanimé dans l'enclos de l'autre côté du couloir. Puis il y a eu un peu de chaleur dans la grange... Celle du feu que son corps sans vie a alimenté. Sa mort nous aura permis de rester en vie, hélas, quelques jours de plus...

Dans mes rêves, il y a des enfants qui jouent avec des chiens et une balle et qui rient quand un chiot roule maladroitement dans l'herbe. Je me demande si je saurais courir et bondir...

Je n'ai pas mangé depuis qu'il a fait nuit dans le couloir à plusieurs reprises. Le jour et la nuit, ce sont des mesures du temps que vous
utilisez, vous les humains en qui j'ai déjà eu confiance... Les ténèbres sont
toujours suivies de la petite ampoule suspendue au plafond, voilà ma mesure à moi pour le temps qui passe. C'est tout ce que je connais du temps, outre la douleur et la peur qui m'habitent. Si je pouvais m'en approcher de cette petite lueur, j'y réchaufferais mes petits... Je suis affaiblie, si fatiguée et ils ont froid.

Dans mes rêves, il y a des gens qui caressent leur animal... Je me
demande comment c'est, une caresse...

Ils sont blottis contre moi, à tenter de téter quelque lait qui assurera leur survie. Mais compte tenu de mon état, je suis malade, affaiblie, amaigrie, j'en ai bien peu à leur offrir. Si seulement on m'apportait un peu d'eau fraîche, quelques grains de moulée, je pourrais être une bonne mère....

Ils ont ce joli pelage tout doux, tout soyeux que j'avais aussi à leur âge... Leur beauté me fait oublier ma décrépitude, ma peur, mon épuisement. Dans mes rêves, quelqu'un me donne un bain et je joue dans la mousse qui virevolte tout autour de nous...

J'ai entendu dire que de l'autre côté de la porte, il y a des oiseaux qui chantent... Ici, tout n'est que symphonie de douleur, de peur, de résignation, de misère... Je n'ai jamais entendu de musique autre que celle-ci... Dans mes rêves, j'entends votre voix réconfortante et bienveillante qui m'appelle alors que je cours vers vous...

Deux de mes tout petits n'arrivent pas à téter suffisamment et je les vois agoniser sans bruit, sans résister... Je les lèche affectueusement pour qu'ils sachent que je les aime, pour qu'ils connaissent la tendresse et l'affection avant de mourir. Je leur offre ce que je voudrais tant
recevoir...

J'ai entendu parler d'un endroit qu'on appelle une maison...
Il semble que mes petits pourraient y dormir sur un petit coussin, boire de
l'eau fraîche, se cacher sous vos couvertures dans votre grand lit... Dans mes rêves, nous jouons et cabriolons sur le parquet tout propre et
lustré...

Un autre de mes nouveau-nés a une patte coincée dans le
grillage trop grand pour nous soutenir convenablement et je n'arrive pas à l'en extirper. Il pleure. C'est si difficile pour mon coeur de mère d'être là,
impuissante, hurlant pour qu'on vienne à son secours. Seul l'écho de la nuit glaciale répond à ma supplication. Il s'affaiblit et je n'y peux rien...

J'ai entendu dire que de l'autre côté de la porte, il y a des
saisons, des papillons, des fleurs... Dans mes rêves, j'arrive presque à
ressentir l'odeur du printemps, de l'herbe fraîche...

Tandis que les autres se sont définitivement tus, deux d'entre eux sont plus forts et pour ces survivants, j'ai le choix... Les laisser vivre pour qu'ils aillent dans cette cage à peine plus grande que celle-ci dans une quelconque animalerie de quartier. Vous pourriez peut-être l'adopter...

J'ai entendu dire que des gens offrent des choses agréables et multicolores à leur chien qu'ils peuvent mâchouiller ou grignoter... Dans mes rêves, tandis que vous me portez dans vos bras, je m'agite doucement pour vous montrer celui que je préfère...

...
Ou alors, je peux choisir, tandis que je tourne sans cesse dans mon petit espace insalubre et lugubre, de leur broyer la colonne pour les entendre hurler quelque temps avant que l'on vienne le détruire... Ainsi, ils vivraient éternellement et confortablement dans mes rêves...

Si vous étiez ici, maintenant, que choisiriez-vous pour votre enfant, dites-moi...

Il est trop tard, ils viennent et j'entends leurs pas. Non, par pitié, non, ne les emmenez pas! Ils sont trop jeunes et je n'ai pas eu le temps de leur apprendre tout ce qu'ils doivent... Ils sont malades et ils ont froid, ils ont besoin de moi... Non, non...

Trop tard, ils les ont pris. Si au moins l'un de ces inhumains,
celui-là même qui m'a battue il y a quelques mois alors que je refusais le viol qui aura fait de moi une mère, leur avait au moins adressé un mot gentil, une caresse... Ils les placent brusquement dans une autre cage où déjà deux autres petits sont entassés. Les cages disparaissent derrière la porte. Il y a eu une grande lumière lorsqu'elle s'est ouverte... Est-ce donc cela la vie? Dehors? La lumière...

On m'a dit que, s'ils survivent au long trajet, ils seront emmenés dans une animalerie et qu'une fois toilettés et parfumés, ils seront mis dans une cage, une autre... Plus rien n'y paraîtra, personne ne saura qui est leur père dont la carcasse fumante achève de se consumer et de leur mère
qui agonise...

Si vous les aimez vraiment, ne les adoptez pas parce que
cela ne nous donnera pas davantage de nourriture, d'eau, de chaleur... Et si vous ne les achetez pas, alors peut-être ce vous appelez la mort viendra me délivrer... Sinon, je survivrai encore et cela, je ne peux plus le subir. Je me demande comment elle est cette dame, la mort... Tiens, je la vois juste là devant moi... Comme elle a l'air gentille et douce, bienveillante et confortable... Comme dans mes rêves...

Si vous étiez ici, maintenant, que choisiriez-vous, dites-moi... La délivrance ou la souffrance???

Je n'ai pas de nom, j'ai vécu quelques mois, à peine vingt-trois selon votre calcul mais je leur ai rapporté douze chiots vivants... Et voilà, tout s'arrête ici, maintenant, car je choisis d'aller vers la délivrance...

Prenez bien soin de mes petits...
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